




Sciences et savoirs en partage : vers un universalisme commun
À l’occasion du Salon International de l’Édition et du Livre qui s’est tenu à Rabat du 30 avril au 10 mai 2026, l’Université EUROMED de Fès et la Chaire des Nations Unies pour l’Alliance des Civilisations ont organisé des présentations d’ouvrages autour d’un thème fédérateur : « Sciences et savoirs en partage : vers un universalisme commun ». Cette participation s’est inscrite dans une volonté affirmée de promouvoir le dialogue interculturel, le partage des connaissances et la construction d’un espace intellectuel ouvert, fondé sur la coopération académique et scientifique. Cette initiative a rencontré un grand succès, marqué par une forte participation du public, la richesse des échanges et l’intérêt suscité par les différentes thématiques abordées.Le premier panel, intitulé « Savoirs et sociétés à l’épreuve de l’histoire », a mis en lumière la richesse et la diversité des productions scientifiques contemporaines. Des réflexions sur l’avenir du Maroc et son ancrage africain aux enjeux de l’intelligence artificielle sur le continent, en passant par les mathématiques financières, la mécanique des fluides, le design graphique ou encore la traduction comme médiation culturelle, les ouvrages présentés ont témoigné d’une interdisciplinarité féconde. Ce dialogue entre sciences exactes, sciences humaines et pratiques artistiques a illustré la manière dont les savoirs contribuent à éclairer les mutations historiques et sociétales.Le deuxième panel s’est intéressé au « Droit des affaires », portant particulièrement sur le secret des affaires, vu sous l’angle doctrinal, jurisprudentiel et comparé entre la France et le Maroc. Il a réuni des contributions de chercheurs et de spécialistes autour des enjeux de protection de l’information stratégique, de concurrence et de sécurité juridique. L’ensemble s’est inscrit dans une démarche scientifique visant à nourrir la réflexion sur l’évolution du droit des affaires dans les espaces juridiques franco-marocains.Les troisième et quatrième panels, respectivement consacrés à la sortie de l’ère de la dérégulation et aux perspectives « au-delà de la crise », ont abordé des thématiques majeures telles que la gouvernance, la migration, la performance des entreprises, la transformation numérique, l’évaluation des politiques publiques, le développement durable ou encore les médias en temps de crise. Ces échanges ont permis d’analyser les recompositions économiques, sociales et politiques à l’œuvre, tout en proposant des pistes de réflexion rigoureuses et innovantes pour renforcer la résilience des sociétés contemporaines.Enfin, le cinquième panel, intitulé « Perspectives estudiantines », à travers la revue des étudiants, a offert un cadre exigeant dans lequel ces derniers ont appris à problématiser, argumenter, structurer une pensée et inscrire leur réflexion dans des enjeux académiques, citoyens et professionnels. Son intérêt a également résidé dans sa capacité à faire émerger la parole des jeunes, dont les contributions ont été particulièrement saluées par les participants et les intervenants.


